Saturations.

Saturations est la série fondatrice. Elle est née d'un état — une période d'intensité personnelle où l'écriture s'est imposée comme nécessité, non comme choix.

Le protocole est simple et contraignant : répéter un geste d'écriture cursive, sans interruption, jusqu'à ce que la surface sature. Les mots se superposent, se recouvrent, perdent leur lisibilité. Ce qui reste n'est plus du langage. Ce n'est pas encore tout à fait de la peinture. C'est l'entre-deux que la série explore.

La saturation n'est pas un effet — c'est le sujet. Par accumulation, la lettre perd sa fonction linguistique pour devenir rythme, matière, présence. Le regard qui cherche d'abord à lire finit par voir. Ce glissement — du lisible vers le perceptible — est au cœur de la recherche.

Les pièces récentes poussent ce glissement plus loin : quand l'écriture s'est entièrement épuisée, ce qui reste est une surface lumineuse, atmosphérique. Le geste de la lettre a rejoint la touche du peintre.

Saturations N°3, 2021
Saturations — détail de surface
Saturations N°4, plâtre recyclé, 58×70 cm, 2022
Saturations — détail, matière et geste
Saturations N°5, papier, 50×70 cm, 2022
Saturations N°6, 2022
Saturations — détail, couches et recouvrement
Saturations N°8, plaque de plâtre, 70×50 cm, 2023
Saturations — détail, surface plâtre
Saturations N°9, 2023
Saturations — détail, rythme et densité
Saturations N°12, 2024
Saturations — détail, strates de gestes
Saturations N°13, carton-bois, 60×80 cm, 2025
Saturations — détail, texture et superposition
Saturations N°14, toile coton, 60×80 cm, 2025
Saturations — détail, surface lumineuse
Saturations N°15, carton-bois, 80×60 cm, 2025
Saturations — détail, geste épuisé
Saturations N°16, toile coton, 80×100 cm, 2025
Saturations — détail, écriture dissoute
Saturations N°17, carton-bois, 60×80 cm, 2025
Saturations — détail, matière finale
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